Section de Paris 12e

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Budget 2015 : si on appliquait les recettes des communistes ?

Lors du dernier conseil de Paris, Anne Hidalgo, la Maire de Paris, a annoncé un plan d’économie sur le budget de fonctionnement de la Ville d’un montant compris entre 130 et 180 millions d’€.

Nous l’affirmons haut et fort, les communistes n’ont pas signé pour ça !

En mars dernier, les parisiens ont fait leur choix en confiant la gestion de la capitale à une majorité de gauche, diverse et rassemblée, qui ne renie pas ses valeurs, s’oppose à l’austérité et garde en tête l’intérêt des parisiennes et des parisiens. C’est bien pour cette raison que la Gauche a gagné à Paris quand elle essuyait des défaites ailleurs dans le pays. C’est maintenant à nous de prouver que l’on peut maintenir un haut niveau d’investissement public pour appliquer le programme ambitieux sur lequel nous avons été élus : garantir un rythme de création de 10 000 logements par an, créer 5 000 places en crèches d’ici 2020, renforcer l’offre de soins en secteur 1 par le développement des centres de santé, agir pour l’égalité Femme/Homme et pour instaurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau. Donnons-nous les moyens d’atteindre ces objectifs, en commençant déjà par prévoir les sommes nécessaires à l’acquisition foncière et au rachat de logements privés afin de les transformer en logements sociaux.

Mais le gouvernement semble résolu à imposer coûte que coûte l’austérité. Le plan de rigueur piloté par Manuel Valls prévoit d’appliquer une baisse de 11 milliards d’euros des dotations apportées par l’Etat aux collectivités. En 2017, la dotation globale de fonctionnement de la ville de Paris serait divisée par deux, passant de 1.2 milliards d’euros à 600 millions d’euros ! Cela s’ajoute à la facture colossale liée aux transferts de compétences aux collectivités qui n’ont jamais été accompagnés du transfert complet des moyens nécessaires : continuons à exiger de l’Etat les 1.8 milliards d’euros qu’il doit à la Ville de Paris.

Ces réductions de moyen visent à réduire les dépenses de fonctionnement de notre collectivité. Ces dépenses sont pourtant fondamentales : ce sont les rémunérations des agents du service public, l’entretien et la maintenance des équipements publics, les subventions aux associations, les aides sociales qui permettent de soutenir les familles et les plus démunis.

Nous rejoignons les 10 000 communes qui protestent contre les baisses de dotation. Nous soutenons également Anne Hidalgo lorsqu’elle prend des positions justes et courageuses face au gouvernement comme c’est le cas pour l’augmentation de la taxe sur les hôtels de luxe. Mais pour lutter efficacement contre l’austérité, on ne peut se contenter d’un tête à tête entre la Maire de Paris et le Premier Ministre. Il faut se retourner vers la population et expliquer les mesures qui nous sont imposées par l’Etat. La démarche du budget participatif doit s’amplifier et nous devons nous en saisir pour informer, expliquer mais aussi écouter les attentes, les besoins et les revendications des parisiens car c’est à elles et à eux que nous devons rendre des comptes.

Alors avant de penser à réduire la dépense publique, mobilisons-nous pour gagner de nouvelles recettes car des richesses à partager, à Paris il y en a, en quantité. Des solutions concrètes existent, nous les portons avec détermination. L’organisation prochaine des assises de la fiscalité locale permettront de poser le débat.

Taxons la spéculation immobilière, en commençant déjà par les transactions comme l’ont fait 90% des départements, dont les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis : cette seule mesure rapporterait 130 millions d’€ pour la seule année 2015. Rappelons que, contrairement à l’impôt, seul le marché immobilier, qui est par ailleurs florissant, serait appelé à contribuer. Créons des taxes sur les logements vacants, les résidences secondaires et les bureaux vides pour faire croitre l’offre de logement disponible. Et s’il faut malgré tout faire des économies, arrêtons d’aider les entreprises qui bénéficient du CICE sans contrepartie en terme de création d’emploi et d’investissement, les crèches et écoles privées et stoppons le partenariat avec les agences de notation.

Nous avons été élus par les parisiennes et les parisiens sur une exigence de justice sociale, pour rendre la vie moins chère à Paris. C’est notre boussole pour les 6 années à venir. Les orientations budgétaires sont un point de départ, certainement pas le point d’arrivée.

Les élu-es communistes-Front de Gauche de Paris

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